07: Lac Paladru à La Côte-St-André

Chez les chartreux avant d’aller donner son bonjour à la Symphonie fantastique

 

DIDIER HEUMANN, ANDREAS PAPASAVVAS

 

Nous avons divisé l’itinéraire en plusieurs sections, pour faciliter la visibilité. Pour chaque tronçon, les cartes donnent l’itinéraire, les pentes trouvées sur l’itinéraire et l’état du GR65. Les itinéraires ont été conçus sur la plateforme “Wikilocs”. Aujourd’hui, il n’est plus nécessaire d’avoir des cartes détaillées dans votre poche ou votre sac. Si vous avez un téléphone mobile ou une tablette, vous pouvez facilement suivre l’itinéraire en direct. Pour ce chemin, voici le lien:

https://fr.wikiloc.com/itineraires-randonnee/de-le-pin-lac-paladru-a-la-cote-st-andre-par-la-via-gebennensis-34136413

Si vous ne voulez que consulter les logements de l’étape, allez directement au bas de la page.

Aujourd’hui, depuis le Lac Paladru, nous traversons une petite chaîne de collines pour gagner la grande plaine de la Bièvre-Valloire. Nous sommes dans le Bas-Dauphiné, qui recouvre toute l’Isère où il n’y a pas de massifs de basse ou de haute altitude. Cette vaste région recouvre une bonne moitié du département, et est composée essentiellement de collines de basse ou moyenne altitude et des longues vallées et plaines, dont celles du Rhône, de Bièvre, de Valloire et de la Bourbre.

Ici, nous sommes dans les Terres Froides et nous allons rejoindre la large vallée de la Bièvre-Valloire. Si, par la suite, vous décidez de suivre la Via Adresca, la variante de Gillonay, vous allez passer sur l’autre versant des collines, celles du Chambaran. La différence majeure entre ces collines est que, sur les Terres Froides, les galets de l’Ère Quaternaire sont nettement moins présents que sur le Chambaran.

Dès que vous aurez atteint la grande plaine de Bièvre-Valloire, vous arrivez dans un autre pays façonné par les accidents géologiques qui ont caractérisé la région au cours de l’époque glaciaire. Les conflits ont été incessants entre le glacier du Rhône et le glacier de l’Isère qui ont charrié ici des tonnes d’alluvions et de cailloux. Parfois les chemins sont de véritables pierriers. Vous quitterez rapidement la plaine pour vous balader sur les moraines au-dessus de la plaine. Enfin, balade, peut-être que le mot n’est pas juste. Cette longue traversée sur les contreforts de la plaine n’est pas vraiment enthousiasmante. Mais, chacun peut aussi avoir un autre point de vue, bien sûr.

Difficulté du parcours: Les dénivelés aujourd’hui (+482 mètres/-596 mètres) sont très raisonnables pour une étape de près de 28 km. Il y a cependant quelques difficultés, dont la montée vers Les Allex, si vous avez passé la nuit au Lac Paladru, puis celle vers la Sylve bénite, mais surtout l’ascension pénible de la Ferme du Crêt après Quétan. Et que dire de cette pénible descente sur les galets de la Bièvre vers le Grand Lemps, une des descentes les plus pénibles du Chemin de Compostelle, surtout par temps pluvieux? Une fois arrivé en Bièvre, les difficultés disparaissent, sauf quelques courtes exceptions.

Dans cette étape, les trajets sur routes dépassent nettement les passages sur chemins :

  • Goudron: 17.0 km
  • Chemins: 10.7 km

Parfois, pour des raisons de logistique ou de possibilités de logement, ces étapes mélangent des parcours opérés des jours différents, ayant passé plusieurs fois sur ces parcours. Dès lors, les ciels, la pluie, ou les saisons peuvent varier. Mais, généralement ce n’est pas le cas, et en fait cela ne change rien à la description du parcours.

Il est très difficile de spécifier avec certitude les pentes des itinéraires, quel que soit le système que vous utilisez.

Pour les “vrais dénivelés”, relisez la notice sur le kilométrage sur la page d’accueil.

Voici un exemple de ce que vous trouverez. Il suffit de prendre en compte la couleur pour comprendre ce qu’elle signifie. Les couleurs claires (bleu et vert) indiquent des pentes modestes de moins de 10%. Les couleurs vives (rouge et brun foncé) présentent des pentes abruptes, le brun dépassant 15%. Les pentes les plus sévères, supérieures à 20-25%, très rarement plus, sont marquées de noir.

 

Section 1: Pour rejoindre Le Pin et au-delà.

 

Aperçu général des difficultés du parcours: sans difficulté, sauf la montée sur les Allex pour rejoindre le GR65, puis la montée vers la Sylve Bénite, assez raide. Souvent les pentes dépassent 15%, mais elles ne sont pas longues.

Si vous vous êtes arrêté après Le Pin dans les deux logements disponibles, vous nous rejoindrez bientôt. Mais si vous avez passé la nuit à Ars, ce que font aujourd’hui de nombreux pèlerins, puisqu’il n’y a plus de possibilité de loger au Pin, pour rejoindre le GR65 depuis le Lac Paladru, il faut suivre un instant la route du lac…
… puis faire l’ascension assez pentue de la Montée de la Madonne.

Au bout d’un petit kilomètre, la route rejoint le GR65 au village des Allex.

La route traverse le village et descend sur Le Pin dans la campagne.
La route arrive au bas de la descente sous le village du Pin.
Ici la pêche est privée dans deux petits étangs marécageux, et le ruisseau du Marais transite ici d’un étang à l’autre.
La route alors entre dans le village.
Au village, qui a perdu depuis 2016 son identité administrative pour faire partie maintenant de la commune des Villages du Lac Paladru, on trouve à se restaurer mais pas à y loger. Le restaurant ne fait plus hôtel.
Par bonheur, il y a une petite épicerie à la sortie du village, mais encore faut-il passer aux heures d’ouverture. Les parcours en France sont souvent compliqués et chaotiques pour la logistique des pèlerins.
Une route monte vers la sortie du village dans les lotissements récents, sans caractère, comme à l’habitude.
Elle atteint rapidement et traverse le village de Chassigneux. Ici, nous marchons sur la Route de la Grande Dimière.
Peu après, au hameau de Le Buisson, le GR65 quitte la route près d’une ferme en pisé pour le Chemin de la Sylve Bénite. Si vous continuez la rue de la Grange Dimière, vous trouverez les deux logements où vous pourrez passer la nuit au Pin.
Le Chemin de la Sylve Bénite est un chemin raide, avec souvent des pentes supérieures à 15%. Vous aurez à nouveau tout le loisir de déguster les galets de l’Isère, mais ici assez discrets. Au départ, le chemin part dans un petit sous-bois sur les Côtes du Gay, puis il sort dans les prés.

En dessous, on admire les brouillards qui se traînent aujourd’hui sur le lac de Paladru. Même si la côte est sévère, le panorama ici est assez exceptionnel, bucolique à souhait. On en redemande.

Section 2: En passant par la belle Sylve Bénite.

 

Aperçu général des difficultés du parcours: parcours sans grande difficulté.

Au sommet des prés, le chemin pénètre dans la forêt.
C’est alors, quasi à plat, une assez longue traversée de la forêt de la Sylve Bénite, au milieu des feuillus. Les petits hêtres et les châtaigniers dominent toute la région, mais on voit aussi de la charmille, des érables, et des chênes. Ces derniers commencent à poindre plus sérieusement leur nez. Jusqu’ici, ils n’étaient pas maîtres des lieux sur le chemin. En automne, c’est plus facile d’être botaniste. Il n’y a qu’à considérer la morphologie des feuilles tombées ou les cosses des fruits. Quand vous marchez sur des lits de cosses de châtaignes, c’est évident, non? Dans les forêts françaises, ce ne sont pas les magnifiques arbres greffés que l’on connaît bien, mais le plus souvent de petits châtaigniers chétifs, qui poussent souvent en grappes, sur des rejets. Mais, ce peut aussi être des marronniers! Mais, ces derniers sont rares sur le chemin.
Quand le chemin sort de la forêt, il débouche sur le site grandiose de la Sylve Bénite.
L’Ordre des Chartreux, fondé par un saint allemand, St Bruno et ses compagnons, des clercs et des laïcs, apparaît en 1084 dans le massif de la Chartreuse. Cet ordre, rappelant un peu celui de St Augustin est un mélange subtil. Le chartreux partage sa vie entre des moments passés dans la communauté ou en ermite. Il ne fait pas que distiller les herbes médicinales. L’ordre général fut banni à la Révolution française. Il se réfugia en Italie, puis fut très progressivement réadmis avec le temps.

La Chartreuse de la Sylve-Bénite a été fondée trente-deux ans après la maison-mère de la congrégation du monastère de la Grande Chartreuse. Plusieurs fois transformée et détruite, la chartreuse ici fut définitivement fermée en 1791, à la suite de la Révolution française. Depuis, le bâtiment est privé et ne se visite pas. Vous ne pouvez que jeter un coup d’œil en passant devant le mur d’enceinte.

Il règne dans la région du lac de Paladru toute une série de légendes reliant l’histoire de la Chartreuse et celle de la cité d’Ars, voisine du monastère qui aurait été engloutie dans les eaux du lac. Des fouilles ont montré que ce village a existé, près d’un ancien grand site néolithique. Mais, on ne sait qui, comment et pourquoi ce village a disparu. Ars (Ars veut dire brûlé) a- t-il été brûlé par vengeance ou simplement englouti par un éboulement? Là où vous vous êtes peut-être arrêté la veille, un éboulement a détruit tout le village à la fin du XIXème siècle.

Et nous qui pensions naïvement que l’on ne faisait que passer que par un lieu sans histoire!

Depuis ici on peut encore jeter un coup d’œil sur les nappes de brouillard qui cernent aujourd’hui le Lac Paladru et la belle campagne environnante.

Une petite route sort de la Chartreuse jusqu’à un parking.
Puis, un chemin retourne dans la forêt assez clairsemée de la Sylve Bénite.

Si les feuillus dominent à l’intérieur des bois, on voit aussi des épicéas, quand le chemin passe dans les clairières.

Quand il sort du bois, le GR65 part dans la plaine, entre herbe et terre battue, entre prés et maïs.
Partout où le regard se pose, ce sont des cultures, des prés et de l’élevage. Il y a même un parc à biches par ici.
Puis, le GR65 rejoint le goudron à l’entrée de Blaune, un petit village paysan.
Ces villages que nous traversons en Isère ne montrent pas de signes d’opulence. Certaines maisons même ne sont pas recouvertes du pisé traditionnel, et les villas récentes poussent souvent de manière assez anarchique.

Même la croix se fait discrète sur le mur d’une maison.

A la sortie du village, la route repart dans la plaine.
C’est alors une traversée monotone et interminable d’une large plaine sur la route goudronnée. Tout le pays du Dauphiné est fait d’une succession de plaines et de collines, se succédant les unes aux autres du nord au sud. Ce que l’on sait c’est qu’on se rapproche à grands pas de la colline du Fûteau devant soi, où il faudra monter tantôt.
Plus loin, la route change d’axe, mais non le paysage, toujours fait de terres labourées, de maïs, de prés, avec ci et là un bouquet de chênes.
Il n’y a pas grand-chose à se mettre sous la pupille, si ce n’est au loin les trois croix dressées sur la colline du Mollard Rond. La légende prétend que Clodomir, un fils de Clovis Ier roi des Francs, tué à la bataille contre les Burgondes, aurait été inhumé en ces lieux.

Section 3: Vers la colline et les forêts du Fûteau.

 

Aperçu général des difficultés du parcours: le parcours près de la colline du Fûteau est, on le dira ainsi, assez pénible.

La route arrive alors à la bifurcation qui permet de monter sur la colline du Mollard Rond, au lieudit Le Calvaire. Les pèlerins n’y vont guère.
On entend bientôt vrombir les moteurs de l’autoroute et un chemin très caillouteux prend le relais. Ici, on n’a pas épierré les alluvions de l’Ère glaciaire.
A travers les maïs, le chemin amène le marcheur près de l’autoroute A48, qui relie Grenoble à Lyon.
Le GR65 passe sous l’autoroute et une route goudronnée monte en pente douce vers le village de Quétan.
La route traverse le village tout en longueur. Ici, les chiens hurlent partout, comme il est souvent malheureusement le cas dans toute la traversée du Dauphiné.
Au sommet du village, il y a un petit tronçon de terre battue, qui n’attend sans doute que le goudron, car….
…plus haut, la route est goudronnée. Il faut dire ici que la pente est forte, parfois à plus de 15% et que des véhicules montent jusqu’à la ferme au-dessus.
Plus haut, quand la pente se radoucit, on retrouve la terre battue à la Ferme du Crêt et ses chevaux. La campagne est belle ici près des forêts parées de leurs couleurs d’automne.
Derrière la ferme, le chemin caillouteux reprend vie.
Les pieds chauffent sur les cailloux et le souffle se fait court.
Le sommet de la colline sera tout de même apprécié par beaucoup de pèlerins comme une délivrance, car le chemin a pris plus de 150 mètres d’altitude en peu de temps. Ici, on a vraiment le sentiment de changer de pays. Au sommet de la colline de Fûteau, l’horizon respire la grandeur, on dirait presque l’infini. On se dirait presque invincible à contempler avec condescendance le plateau de la Bièvre en dessous. A partir d’ici, quel que sera le chemin choisi, la Via Gebenensis ou la Via Adresca, nous serons pour plusieurs jours sur les doux contreforts de la Bièvre.
La descente sur le plateau de Bièvre est vraiment pentue, avec un tout léger replat intermédiaire. Au départ, la route plonge vraiment sur la ferme de Fûteau.
La route arrive alors au bas de la rude descente dans le site enchanteur de la ferme. Ici, nous sommes à 1.5 kilomètres du Grand Lemps dans la plaine.
La ferme du Fûteau, qui fait aussi table et chambres d’hôtes, est un lieu assez exceptionnel, un vrai havre de paix entouré de verdure et d’animaux de tous poils. On ne rêverait que de passer la nuit ici, si on avait su.

Un chemin de terre descend en dessus de la ferme, où paissent les vaches dans un parc magnifique, qui va bientôt loger le sous-bois de chênes et de châtaigniers. Profitez du moment, car l’enfer s’annonce au-dessous.

Section 4: Une pénible descente sur la plaine de Bièvre.

 

Aperçu général des difficultés du parcours: longue et pénible descente sur le Grand Lemps, sur les galets qui roulent sous le pied. A partir de là, les vacances.

Au moment où le chemin s’enfonce dans la forêt qui borde la vallée du Violet, cela devient vite une épreuve difficile. Il faut le dire. Ce trajet est sans doute un des pires passages du Chemin de Compostelle. D’abord, le spectacle est nul. Puis, le chemin est couvert de gros cailloux sur une pente raide, à parfois plus de 30% d’inclinaison, sur plus de 500 mètres. En temps de pluie, c’est la guerre totale.

Pourtant, au départ, tout semble calme et serin, quand le chemin s’enfonce dans le bois de feuillus.

Mais rapidement, cela se gâte et sérieusement dans le toboggan de galets qui roulent constamment sous le pied.

C’est l’enfer, vous dis-je…

Bien plus bas, l’inclinaison et le nombre de pierres diminuent un peu.
C’est vraiment la délivrance quand le GR65 rejoint la banlieue du Grand Lemps. Dans cette région, les signes du GR et la coquille de Compostelle vont de paire.
Le Grand Lemps est une petite cité de 3’000 habitants avec tous les commerces. La ligne de train Grenoble- Lyon passe ici. Mais, le GR65 ne va pas en ville.

A la périphérie des villes, quelle que soit leur taille, le Chemin de Compostelle et le plus souvent décevant et tristounet. Ici, sur plus de 4 kilomètres, on est parti pour le banal total jusqu’à Le Mollard. Le GR65 suit d’abord la départementale D73 qui passe par la ville.

A la hauteur de la voie ferrée, le GR65 quitte l’axe pour les faubourgs du Grand Lemps, qui ne respire pas le grand luxe.
On trouve ici parfois un type de construction que l’on trouve dans le Dauphiné et en Haute Loire. Ce sont des murs ou des pans de maisons faits de grosses pierres alignées jointoyées par du ciment ou de la chaux. Ici, c’est du calcaire. En Haute-Loire, ce sera du matériel plus noble, comme le basalte ou le granit. Mais, la route passe plus le long de lotissements de petites villas simples. Ici, serpente le ruisseau du Violet au bord de la route.
La route va bientôt quitter le faubourg de la ville, dont on voit le clocher devant soi, au lieudit Barbaillon.
A Barbaillon, le GR65 part sur la route en direction de Bévenais. Ici, pour quelques kilomètres, ce n’est pas le trajet le plus passionnant de la journée, pour ne pas dire plus, d’autant que le ciel s’est voilé un peu. La route sillonne les prés, quelques maigres cultures le long des petites fermes et de maisons assez simples.
Au bout d’une assez longue ligne droite, la route va passer à Le Borgeat, petit village situé au bord de la départementale D73, qui traverse tout l’axe jusqu’à La-Côte-St-André.
Puis, la route traverse toute une zone de maisons que l’on dira plutôt rudimentaires sans vouloir offenser leurs propriétaires, crépies de clair pour la plupart.
Plus loin, elle passe dans le village assez étendu de Bévenais. Dans cette région, il n’y a ni boulangerie ni café pour se restaurer.

Section 5: Sur les coteaux de la plaine de la Bièvre.

 

Aperçu général des difficultés du parcours: parcours sans aucune difficulté.

A la sortie de Bévenais, la route continue le long des maisons alignées le long de la route. Parfois, heureusement l’œil peut se reposer sur le pisé et les galets roulés, qui marquent le paysage.
Plus loin, par bonheur, la route abandonne la monotonie des rangées de maisons pour un peu de campagne pour gagner La Charrière.
Et la route défile à nouveau dans la campagne jusqu’au hameau du Mollard. On vous l’avait dit. Depuis le Grand Lemps jusqu’ici, ce n’est pas la joie qui éclairera votre visage.

Au Mollard, nous sommes à deux kilomètres de La Frette.

Là, enfin, le chemin devient agréable. Un large chemin de terre battue remplace le goudron, et le chemin file le long des haies. Ici, on trouve des tournesols, culture peu répandue dans la Bièvre.
Sur le chemin s’amoncellent les galets de la Bièvre, mais parfois on a aussi épierré les chemins et les champs. Peu après, le chemin coupe un petite route paysanne et continue en sous-bois.
Le chemin longe les haies, puis suit un petit ruisseau où se trempent les chênes.
La nature est agréable ici et le chemin se rapproche des jardins maraîchers de La Frette.
Le chemin de terre devient peu caillouteux et rejoint bientôt la grande départementale D1085, près d’une grande propriété aux murs de galets roulés, dans la banlieue de La Frette. Le GR65 ne va pas au village.
Peu après avoir traversé la départementale, une petite route mène sous l’église de la Frette.

Le GR65 monte alors derrière l’église dans l’herbe, sous de majestueux chênes.
Un peu au-dessus, il rejoint une petite route goudronnée, qui le long d’une allée mène au château de la Villardière sous les grands arbres.

Les châteaux fleurissent dans la région. Il y a bien sûr toujours la maison de maître, mais ces châteaux possèdent tous des dépendances agricoles assez importantes.

Un peu au-dessus, il rejoint une petite route goudronnée, qui le long d’une allée mène au château de la Villardière sous les grands arbres.

Section 6: Ici, il y a deux voies pour aller au Puy-en-Velay.

 

Aperçu général des difficultés du parcours: parcours sans aucune difficulté.

Au bout du sous-bois, le chemin devient route et monte vers le hameau de Le Plantier.
Dans tous ces petits villages, il faut vraiment ouvrir l’œil pour trouver une maison qui sort de l’ordinaire. Il n’y a vraiment pas de grand patrimoine vernaculaire dans toute dette région du Dauphiné, si ce n’est le pisé. On ne peut que supputer que cette région n’a jamais été une région riche au cours de son histoire.
A la hauteur du hameau, un chemin de terre assez caillouteux descend dans la campagne jusqu’au ruisseau du Biel. Ici, la campagne est plus riante, moins monotone qu’auparavant.
Le chemin remonte l’autre versant du vallon sur une douce pente, mais les cailloux restent nombreux, comme il est souvent l’usage dans la Bièvre. Les prairies dominent nettement les cultures sous les chênes.
Plus haut, le GR65 fait un peu de goudron sur une route qui descend sur St Hilaire-de-La-Côte, puis repart sur la terre battue.
Il ondule alors un peu dans un sous-bois, avant de redescendre vers le village…

…pour rejoindre les premières maisons de St Hilaire-La-Côte, au lieudit Château du Bouchet.

La route traverse les hauts du village. Le village principal est dans la plaine et l’aérodrome de Grenoble est situé sur la commune. La route passe devant la petite place du village avec son église et sa croix.
A la sortie du village, la route monte sur le Chemin de Gondrine.
A la sortie du village, la route monte sur le Chemin de Gondrine.
Au sommet du Chemin de Gondrine, au lieudit La Croix de chez Rivat, le GR65 laisse le goudron pour un chemin de terre et d’herbe.
Le chemin sillonne alors assez longtemps en pente très douce les prés le long de haies de feuillus. Plus rares sont les cultures de céréales. La terre ne doit pas être appropriée par ici.
Sous les petits érables et les petits chênes, le chemin rejoint alors une petite route goudronnée au lieudit Le Rondet.

Devant vous s’ouvre alors la large avenue qui mène au Château de Montgoutier.

A deux pas, avant de passer au château de Mongoutier, la route arrive à une bifurcation hautement stratégique. C’est ici que part la variante dite de Gillonay, appelée aussi Via Artesia. Cette voie conduit à Arles, mais aussi à Le Puy-en-Velay. Nous décrivons aussi dans ce site cette voie jusqu’au Puy. Elle est tout aussi intéressante que la Via Gebennensis, en passant sur les collines d’Ardèche. Lisez les deux parcours et faites votre choix.

Si vous vous décidez pour la variante de Gillonay, vous pouvez loger au Château de Montgoutier, mais il faut réserver à l’avance, ou aller plus loin sur la variante. Sinon, vous allez jusqu’à la Côte-St André, et vous revenez ici le lendemain.

Section 7: Chez Hector Berlioz, à la Côte-St-André.

 

Aperçu général des difficultés du parcours: parcours sans aucune difficulté.

Si on reste sur la Via Gebennensis qui se dirige vers la Côte-St-André, ici on est à deux pas du château Montgontier, un autre manoir avec des dépendances agricoles.
Une route contourne le domaine agricole du manoir.
A la sortie du domaine, un chemin forestier quitte la route et descend sèchement dans le sous-bois. Ici, encore, les chênes, les châtaigniers et les hêtres dominent les autres espèces.
La descente est courte et depuis le fond du vallon une route remonte en pente moins soutenue.
Elle passe devant une magnifique fontaine en galets roulés, faisant face au château Pointière. Encore un manoir et ses dépendances agricoles.
Après la grande allée du château sous les platanes, le GR65 s’en va alors sur le Chemin des Vignes, le long de petites résidences. C’est un quartier un peu plus cossu que ceux que nous avons rencontrés aujourd’hui sur le chemin.
Un peu plus loin, il passe près d’une croix de bois au lieudit Belmonière. Ici, nous sommes à un peu plus de 2 km de La-Côte-St-André.
En dessous de la route, on voit poindre le clocher de l’église de St Maurice, et plus bas la grande plaine de la Bièvre.
Encore une croix. Ici, elles sont numérotées et il y en a trois du genre. Et la route descend sur l’église très dépouillée de St Maurice, petite église en crois latine, édifie à la fin du XIXème siècle. Il y a des parties en pisé et en galets roulés, le patrimoine vernaculaire du Dauphiné.
C’est l’église de Gillonay, sur la hauteur. Le GR65 descend entre l’église et le cimetière.
Depuis l’église, le GR65 suit encore un peu la route qui se terme en cul-de-sac avant de s’engager sur un large chemin, le Chemin de la Morelière, à travers les prés et les bosquets le long des haies de buissons.
Nous sommes sur les hauteurs de la plaine de la Bièvre, en fait sur les moraines de cette large plaine qui a été façonnée par les glaciers à l’Ere Quaternaire, d’où les innombrables galets que l’on trouve sur les chemins, que les paysans n’ont pas épierrés, comme ils l’ont fait parfois dans les prés et les cultures. Le chemin grimpe un moment un peu plus. En dessous, dans la plaine de la Bièvre, s’étale en longueur Gillonay, là où passe la variante du même nom.
Le chemin va traverser alors longuement les prés, passant un peu plus loin sur le Chemin de Parady. La nature est très douce ici.
Au bout du chemin dans la campagne, le GR65 rejoint la banlieue de La- Côte-St André sur la route.
Il se rapproche encore un peu plus du bourg en descendant sur la route le Chemin du Pollard.
Plus loin, Il traverse la petite départementale D71 et continue sur Rue Martel en direction du centre-ville.

La route passe devant le château Louis XI, classé dans la liste des Monuments Historiques, sur les hauteurs de la ville. Construit au XIIIème siècle par les comtes de Savoie, ce château est connu pour avoir hébergé le futur roi louis XI au XVème siècle. Il en fera une de ses résidences favorites, étant grand amateur de chasses organisées dans la Bièvre. D’importants remaniements ont été effectués par la suite. On peut visiter le château, et encore le Musée Le Paradis du chocolat, qui est attenant. Le Festival Berlioz y tient aussi place.

Juste en-dessous du château se niche le magnifique ancien moulin du château, qui remonte au haut Moyen-âge, retapé au cours des siècles.
Dans une ruelle somptueuse, le GR65 arrive sur l’esplanade qui domine la cité.0″>
L’esplanade donne sur de petits squares et des escaliers qui s’échelonnent sous la colline et dans les toits. C’est la belle partie du bourg.
Dans un dédale de petits escaliers, de tunnels et de grands murs, au charme incroyable, le chemin descend alors sur la très belle halle du XIIIème siècle.
Ici sous ses magnifique poutres, se tient le marché une fois par semaine. La Halle est aussi inscrite au titre des Monuments historiques.
Le quartier des halles est la seule partie de la ville qui offre un peu de cachet. Pour le reste, dans cette cité, qui compte près de 5’000 habitants, l’activité se situe surtout dans la longue Rue de la République qui traverse toute la ville. C’est aussi dans cette rue que se situe le musée consacré à Berlioz.

Hector Berlioz, pour beaucoup le plus grand compositeur français, et avec raison, est né ici en 1803. Son père était médecin. Sa maison natale est devenue le Musée Hector Berlioz. Mais, après une vingtaine d’années passées ici, il fit sa carrière surtout à Paris, où il mourut en 1869. Un festival Berlioz se déroule chaque année en août. Il tient place dans la cour du Château Louis XI, qui permet d’accueillir plus de 1’000 spectateurs.

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