02: Col du Mont Sion à Frangy

Par monts et par vaux le long du Mont Vuache

 

DIDIER HEUMANN, ANDREAS PAPASAVVAS

 

Nous avons divisé l’itinéraire en plusieurs sections, pour faciliter la visibilité. Pour chaque tronçon, les cartes donnent l’itinéraire, les pentes trouvées sur l’itinéraire et l’état du GR65. Les itinéraires ont été conçus sur la plateforme “Wikilocs”. Aujourd’hui, il n’est plus nécessaire d’avoir des cartes détaillées dans votre poche ou votre sac. Si vous avez un téléphone mobile ou une tablette, vous pouvez facilement suivre l’itinéraire en direct. Pour ce chemin, voici le lien:

https://fr.wikiloc.com/itineraires-randonnee/du-col-de-mont-sion-a-frangy-par-la-via-gebennensis-33584713

Si vous ne voulez que consulter les logements de l’étape, allez directement au bas de la page.

Le parcours du jour est une longue transition pour un retour vers la vallée du Rhône, que l’on retrouvera le lendemain. Car le Rhône, en quittant la Suisse, fait un grand détour derrière le Mont Vuache, une sorte de barrière entre la Suisse et la France, près de Bellegarde. Le parcours passe toute la journée de sous-bois en campagne. On ne peut que vous souhaiter de passer ici par beau temps, car, si, par malheur, vous traversez cette région par temps prolongé de pluie, il faudra nettoyer consciencieusement vous souliers à l’arrivée, les chemins étant nombreux et souvent mués en torrents de boue.

Difficulté du parcours: Les dénivelés (+416 mètres/-872 mètres) parlent plutôt pour une étape de descente. Il n’y a qu’une montée sévère. Mais celle-là compte. C’est la montée vers Chaumont. En ce qui concerne les descentes, elles ne sont pas toutes de tout repos. Nombreuses sont les pentes au-dessus de 15%, mais c’est en descente, pour ceux qui ont des articulations pas trop rouillées.

Dans cette étape, une grande partie du trajet se passe sur des chemins, ce qui est assez rare et à souligner :

  • Goudron: 7.0 km
  • Chemins: 14.2 km

Parfois, pour des raisons de logistique ou de possibilités de logement, ces étapes mélangent des parcours opérés des jours différents, ayant passé plusieurs fois sur ces parcours. Dès lors, les ciels, la pluie, ou les saisons peuvent varier. Mais, généralement ce n’est pas le cas, et en fait cela ne change rien à la description du parcours.

Il est très difficile de spécifier avec certitude les pentes des itinéraires, quel que soit le système que vous utilisez.

Pour les “vrais dénivelés”, relisez la notice sur le kilométrage sur la page d’accueil.

Voici un exemple de ce que vous trouverez. Il suffit de prendre en compte la couleur pour comprendre ce qu’elle signifie. Les couleurs claires (bleu et vert) indiquent des pentes modestes de moins de 10%. Les couleurs vives (rouge et brun foncé) présentent des pentes abruptes, le brun dépassant 15%. Les pentes les plus sévères, supérieures à 20-25%, très rarement plus, sont marquées de noir.

 

Section 1: Par monts et par vaux entre prés et sous-bois.

 

Aperçu général des difficultés du parcours: une montée qui pique un peu au départ de l’étape, puis vallonnements sans grande conséquence.

 

Le GR65 quitte le Mont-Sion au carrefour de la route qui monte à St Blaise.

Dès le départ, un large chemin de terre, qui devint plus caillouteux à mesure que l’on monte, grimpe dans les prés sur la colline du Mont- Sion, au-dessus de Charly. C’est un bon pousse-café, juste après le petit déjeuner.

En dessous s’étalent les maisons du Col de Mont-Sion.

Au sommet de la colline, le chemin traverse une sorte de petit plateau. Aujourd’hui, le temps est magnifique. Mais si vous faites cette étape, comme la précédente par temps très pluvieux, les chemins seront souvent inondés.
Dans cette région, le sol absorbe peu les eaux de pluie et les petits torrents débordent. Le chemin atteint le lieudit Croix de Vin. Dans cette étape, les indications sur le chemin sont très fournies.
Le chemin de terre battue caillouteux continue un peu sa progression sur le plateau, dans les prés et sous les bouquets de chênes…
… avant de descendre doucement sur la crête.
Rapidement, le chemin arrive sous les frênes sur les hauts de Charly.
Charly est fait de fermes et de maisons assez modestes. C’est ici qu’on trouve à se loger si on n’a pas trouvé place auparavant. Depuis Le col, une petite route arrive aussi ici, ce qui dispense les gens pressés de faire le détour par les prairies au-dessus de Charly, surtout par mauvais temps.
Le GR65 sort du village, rejoint la petite départementale D23 qu’il suit quelques centaines de mètres. Les véhicules sur les routes sont portion congrue dans la région.
Le GR65 passe le petit ruisseau du Nant Trouble, puis quitte la route pour un chemin caillouteux.
Le chemin de la Croix de Biche, qui peut être boueux par mauvais temps, traverse d’abord des sous-bois de feuillus. Ici on a la panoplie complète, des érables, des chênes, des charmes et des hêtres, et même des châtaigniers et des frênes en bordure. Et bien sûr, une dense végétation rampante.
Plus loin, le chemin trouve des clairières.

Petit rappel: attention, sur ce chemin, vous arrivez à une bifurcation non signalée! Alors, il n’y a qu’une solution: choisir, selon son instinct. Vous en prenez-un, mais si au bout de quelques centaines de mètres, vous ne voyez pas de signe sur le chemin, alors revenez en arrière, car vous vous êtes trompé. C’est simple, non? Par temps pluvieux, c’est plus facile, car vous voyez les pas imprimés dans la boue de ceux qui vous ont précédé.

Le chemin, entre herbe et terre battue atteint bientôt un petit plateau.

Section 2: Avec le Vuache, à l’horizon devant vous.

 

Aperçu général des difficultés du parcours: en descente surtout, mais rarement casse-pattes, sauf au bas du vallon.

 

A la sortie du sous-bois, le GR65 rejoint la départementale D23 au lieudit La Croix de Biche. Si vous suivez les indications données par la coquille de Compostelle, la direction est toujours donnée par la base de la coquille, non par l’éventail. Il est bon de retenir ce message, si vous êtes néophyte sur le Chemin de Compostelle en France, mais pas toujours ailleurs.
Un large chemin de terre s’en va alors pour gagner une sorte de grand plateau, qu’on devine souvent balayé par les vents. Ce vaste plateau lumineux, qui contraste avec le noir sévère de la montagne à l’horizon, est comme une mer bouleversée par la houle des épis de blé qui se balancent au vent.
Car ici, on cultive les céréales ou on fait du cheval. C’est toujours un plaisir de voir la majesté d’un cheval, qu’il trotte ou se balade, et dont la stature imposante grandit à mesure qu’il s’e rapproche de vous. Devant vous, à l’horizon se dresse la montagne du Vuache, qui appartient à la chaîne du Jura, dont elle est séparée par la cluse du Rhône, au défilé de l’Ecluse, près de Bellegarde. Le Vuache, qui culmine à 1100 mètres, délimite avec le Salève le Bassin genevois. Le Rhône coule derrière le Vuache.

Nous arrivons au lieudit Bacchus, au milieu des champs.

Le chemin traverse le plateau puis entame une légère descente. D’ici, on devine assez nettement sur sa droite la faille du Défilé de l’Ecluse.

Ici, les coquelicots dansent dans l’avoine.

Peu après, le large chemin de terre battue se rapproche en pente douce du petit hameau de Chez Grésat.
Ici, tout respire la bonne nature, la vie paysanne et ses vielles fermes en pierre.
A la sortie du hameau, le GR65 passe un court instant sur le goudron, puis retrouve le chemin caillouteux.
Ce dernier descend franchement dans la campagne.
Plus bas, le goudron remplace les cailloux et la petite route continue sa descente.
La route arrive au bas de la descente à La Motte. A première vue, ce village, comme les autres villages de la région, semble plutôt de nature paysanne, bien qu’on puisse imaginer la présence de pendulaires genevois. Au village, on trouve à se loger. Ici, on est à 1 heure de marche du lieudit Pierre33, un carrefour de chemins.

Le GR65 rejoint alors la petite départementale D123 qui va vers Chavannaz. Il emprunte un court moment la départementale, traverse le Mostan, la petite rivière qui coule ici.

Une belle croix de fer plantée dans les feuillages marque le chemin des Côtes. A partir d’ici, le parcours va passer longtemps loin des villages, souvent dans les sous-bois, dans une zone où on ne rencontrera que peu de présence humaine.

Le Chemin des Côtes porte bien son nom, du moins au début de la montée.
Près du village, on a ôté les pierres du chemin, mais en montant entre les clairières et le sous-bois, les chaussures passent sur des cailloux calcaires souvent acérés.
Ici, aussi le parcours n’est pas bien indiqué. Attention! Ce n’est pas faire insulte aux organisateurs du chemin. Mais, comme, il y a moins de pèlerins ici que sur la Via Podiensis, l’attention est peut-être moins soutenue.
La montée est assez courte et bientôt le chemin rejoint la forêt.
C’est alors une longue traversée d’un bois de feuillus. Le chemin ondule doucement au milieu des ornières du chemin. Sur le Chemin de Compostelle, en fonction du temps, on peut passer du paradis à presque l’enfer. Voici ce que l’on observe après une période de grand sec. Alors imaginez le tableau dans une période soutenue de pluies. Il vous faudra parfois affronter la terre glaise, car passer dans les broussailles au bord du chemin est difficile ici. On peut d’ailleurs observer ci et là des empreintes de chaussures ou de roues de vélo de précédents passages. Alors, pour votre confort, priez le ciel qu’il vous assure sa miséricorde.

Section 3: Au pied du Vuache.

 

Aperçu général des difficultés du parcours: en descente surtout, sans problème majeur, sauf avant Verney, où le chemin peut être embourbé.

 

Le passage dans la forêt est assez long, mais pas interminable. Vers la sortie de la forêt, quand les clairières apparaissent et que le pays s’ouvre à nouveau, le chemin passe dans l’herbe et se fait plus clément. Quoique!
Le chemin passe encore un peu dans l’herbe à la limite des arbres.
Un chemin caillouteux redescend alors vers la plaine au pied du Vuache. Sur le bas gauche de la montagne, on aperçoit déjà Chaumont où le GR65 passera tout à l’heure. La descente est parfois très pentue.
Le chemin rejoint une petite route au bas de la descente, au lieudit Verney. Devant soi s’étire le village de Jonzier.
Le GR65 ne va pas vers Jonzier. Il bifurque à angle droit vers la gauche sur une petite route goudronnée.
C’est alors une longue traversée des champs et des prés, au milieu de bosquets et de petites maisons, dont on ne sait pas si elles sont encore utilisées. Certaines sont en état de réfection. A voir les plaques minéralogiques, on devine que des étrangers vont y planter ici leur résidence secondaire. Le terrain doit presque être gratuit ici.
Pour le pèlerin, la route goudronnée s’arrête à l’entrée de la forêt, au lieudit Pierre 33. La route continue sur le village de Minzier. Pourquoi un parking ici ? Parce qu’il y a un parcours sportif présent, mais, comme souvent dans ce genre d’endroit, le grand public ne se pousse plus au portillon. Ces lieux sportifs ont connu leur heure de gloire dans les dernières décennies du siècle passé. On devrait maintenant presque les ranger dans la catégorie des musées.

Ici, nous sommes à une grande heure de marche de Contamine Sarzin et à deux heures de Chaumont.

Un large chemin forestier, parfois assez caillouteux, traverse alors le Bois de Massy, une forêt de feuillus, avec par ci par là quelques épicéas et pins sylvestres. Ici, les feuillus sont principalement des hêtres et de la charmille. Les châtaigniers et les chênes ne sont pas encore très présents. Nous sommes en fait dans des forêts qui se rapprochent des forêts suisses, où dominent les hêtres quand les épicéas et les sapins ne sont pas présents.
Le chemin est quasi plat, nettement moins embourbé que dans la forêt précédente. Du moins, par temps sec ! La forêt est très agréable ici, moins dense, plus dégagée aussi.

Le chemin arrive alors au lieudit Sur Le Sion, où une variante permet de rejoindre Contamine Sarzin via le village de Marlioz. Le Chemin de Compostelle, lui passe par le lieudit Couty.

Section 4: Dans le vallon où coule la Coquetière.

 

Aperçu général des difficultés du parcours: montagnes russes avec quelques pentes parfois assez prononcées.

 

Depuis ici, après avoir franchi le ruisseau de la Coquetière enfoui dans les taillis, une petite route goudronnée part en direction du village de Minzier.
Mais assez rapidement, le GR65 quitte l’axe routier.
Un agréable chemin, peu caillouteux, s’en va alors en légère descente à travers les blés en direction de la montagne du Vuache. D’ici, on voit bien les maisons de Chaumont au bas de la montagne. Contamine Sarzin est situé en dessous de la colline voisine, à gauche.
Peu après, sous la ligne à haute tension, au milieu des prés où paissent les Montbéliardes, le chemin arrive au lieudit Couty, où on peut rejoindre Minzier, si on en a envie. Il y a le gîte et le couvert, là-bas, à deux pas.
D’ici, la pente se fait un peu plus prononcée, dans le calcaire.
Plus bas, le chemin passe au lieudit Lachat, à 1 heure et demie de marche de Chaumont.
Au bas de la descente, le GR65 rejoint une petit départementale, là où passe le ruisseau de la Coquetière le long du sous-bois.
Il longe alors le ruisseau dans le sous-bois, pour le traverser sur le Pont de Peccoud, là où devisent deux pêcheurs qu’on ne saura déranger.
Depuis le pont, un chemin remonte en direction de Contamine Sarzin, entre sous-bois et clairière. La pente est sévère et les cailloux sont présents en nombre. Quand vous marchez longuement sur le Chemin de Compostelle, votre pied fait rapidement un diagnostic précis de la nature du sol.
La montée n’est pas très longue et s’achève sur le plateau des Vernettes.
Une petite route goudronnée file alors, en rase campagne, en très légère montée.

La route gagne alors le lieudit Plaine des Vernettes, à deux pas de Contamine Sarzin.

En allant vers le village, tous les pèlerins s’arrêteront à La Grotte de la Vierge, dite Grotte de Lourdes, érigée en 1941 par les paroissiens de la commune. Le banc près de la grotte a récemment été inauguré. Cette grotte d’inspiration naïve ne sera pas qu’un objet de dévotion des croyants. Car, toutes les personnes qui se baladent sur le Chemin de Compostelle apprennent rapidement que derrière les objets du culte se cachent souvent aussi d’autres biens essentiels. Ici aussi, cerise sur le gâteau, un robinet d’eau claire est présent derrière les tufs.

A deux pas de la grotte, la route arrive au village, blotti sous la petite colline boisée qui jouxte le Vuache.
Une petite route goudronnée descend du village.
Puis elle remonte vers la colline boisée au milieu des arbres fruitiers et des prés.
Au pied de la colline, qui est en fait un prolongement du mont Vuache, le GR65 bifurque sur un large chemin de terre.

Section 5: Montagnes russes prononcées sur les contreforts du Mont Vuache.

 

Aperçu général des difficultés du parcours: parcours assez pénible, avec d’abord la descente raide sur la cascade de Borbonnaz puis la montée sur Chaumont, avec souvent des pentes nettement supérieures à 15%.

 

Sitôt après, le chemin court dans l’herbe entre prés et blés, se dirigeant vers le sous-bois. On a devant soi la montagne du Vuache.
La descente dans le sous-bois est très raide, avec des pentes entre 15 et 25%, difficile et glissante par fort temps. Les cailloux affleurent en abondance.
Au bas de la descente, le chemin arrive sur le pont romain, dit Pont de Pissieu, datant du début du XVIIème siècle. Sous le pont, l’impétueux ruisseau du Fornant a créé de belles marmites au lieudit la cascade de Barbannnaz. Le site est frais et magnifique, et la magie opère comme une véritable invitation à vous délasser un peu.

Les piles du pont sont usées, et humides. Des murs de pierre et des rochers fantasmagoriques l’eau ruisselle et, tout près s’ouvre l’abîme, d’où s’échappent les gouttelettes d’eau en lévitation.

Il faut profiter d’ailleurs, même exagérer un peu de la présence du ruisseau, car la suite n’est pas une vraie partie de plaisir. On va passer de 440 mètres d’altitude à 570 mètres, sur environ 1 kilomètre avec des pentes entre 15% et 30%.
Au départ, le chemin monte le plus souvent en sous-bois, coupant la route qui monte en lacets, vers le village de Malpas. La route est assez passante, étant l’axe qui va de Genève vers Culoz, puis Yenne.
Une petite pause vous sera sans doute bénéfique lorsque vous atteindrez les premières maisons de Malpas.
Ici, un moment de répit vous est accordé. A la sortie du village, il faut être très attentif, car le GR65 quitte la route sur la droite, à l’angle d’une maison discrète, pour le Chemin Bataillard.
Le Chemin Bataillard se mérite. C’est ici que se présentent les pentes les plus raides de la montée. Le sous-bois est assez exubérant, avec parfois des petits airs de jungle, sous les chênes, les hêtres et les frênes.

Lorsque vous trouverez le panneau indicateur vous pousserez sans doute un soupir de satisfaction.

Ici, à l’approche du Rocher Bataillard, la pente se fait moins exigeante dans le sous-bois de feuillus. On est sous la falaise. On entend des voix. Des ramasseurs de champignons? Que nenni, ce sont des alpinistes. Ce n’est pas le Mont Blanc, mais ici on pratique la varappe.
Puis, le sentier forestier se poursuit jusqu’au lieudit Chez Margoet.

Ici, les temps de marche proposés sont un peu farfelus, sans doute des temps proposés aux alpinistes chevronnés. 35 minutes pour les 2.9 km vers Frangy. Peu de pèlerins assurent cette performance. Et encore, 5 minutes pour gagner le village de Chaumont. C’est plutôt plus de 10 minutes et cela monte sec…

Si vous montez au village, et cela en vaut la peine, une terrasse vous permettra de vous rafraîchir sous les ruines d’un château-fort du XIème siècle. Il y avait ici des murailles, un bourg fortifié appartenant aux comtes de Genève qui verrouillait la vallée. Le château fut rasé par les troupes de Louis XIII durant le VIIème siècle.

L’église Ste Agathe, qui mélange le gothique et le roman date du XIVème siècle, restaurée au siècle dernier.

En redescendant au lieudit Chez Margoet, le GR65 suit un instant la route goudronnée qui descend de Chaumont, puis un chemin dans l’herbe qui se faufile derrière les haies.
Il atteint le lieudit Pré Magnin, et continue alors un peu sur la route, jusqu’au moment de bifurquer près d’un petit ruisseau dans les prés et le sous-bois.

Section 6: En descente sur Frangy.

 

Aperçu général des difficultés du parcours: descente soutenue en fin d’étape (plus de 200 mètres de descente).

 

Un chemin va alors serpenter dans l’herbe sous les arbres fruitiers…
… puis en sous-bois jusqu’à gagner le lieudit Pré Boisé.

Ici, dans le désordre des broussailles, ce sont surtout les vignes qui ont droit au chapitre. De l’autre côté de la vallée, on voit bien la colline au-dessus de Contamine Sarzin.
Alors, le chemin descend de manière un peu plus conséquente, avec des pentes jusqu’à 15%, au milieu des sous-bois, des broussailles, des herbes folles et de la lande. La végétation est complexe ici, grandement désordonnée.
Plus bas, le chemin se réorganise, se civilise dans les prés.
Le GR65 gagne la route, traverse le Vépy, et monte vers les premières maisons de Collonges d’En Bas.
Une petite route monte alors un peu vers Collonges d’En Haut, mais il n’y a pas de vrai centre de village ici.
Il y a plutôt quelques grosses fermes où passe la route en descendant.
Depuis les dernières fermes du village, le GR65 recommence à descendre fortement vers Frangy d’abord en sous-bois.
Plus on s’approche de Frangy, plus la pente devient nette dans les prés, frôlant parfois les 20%. A l’approche du village, le chemin passe en sous-bois. Il y a même des lampadaires dans la forêt pour montrer le chemin de nuit. Le luxe quoi!
Le chemin arrive alors à Frangy derrière l’église.
Frangy (2’000 habitants) est un petit bourg tranquille près de la rivière des Usses. On y trouve tous les commerces, mais les possibilités d’hébergement ici sont portion congrue. Ici, aussi de nombreux habitants doivent travailler sur Genève.

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