06 : Cerisier à Chalencon

En “Ardèche Plein Cœur”

DIDIER HEUMANN, ANDREAS PAPASAVVAS

 

Nous avons divisé l’itinéraire en plusieurs sections, pour faciliter la visibilité. Pour chaque tronçon, les cartes donnent l’itinéraire, les pentes trouvées sur l’itinéraire et l’état du GR65. Les itinéraires ont été conçus sur la plateforme “Wikilocs”. Aujourd’hui, il n’est plus nécessaire d’avoir des cartes détaillées dans votre poche ou votre sac. Si vous avez un téléphone mobile ou une tablette, vous pouvez facilement suivre l’itinéraire en direct.

Pour ce parcours, voici le lien:

 

https://fr.wikiloc.com/itineraires-randonnee/foriel-auvergne-rhone-alpes-france-32920711

Ce n’est évidemment pas le cas pour tous les pèlerins d’être à l’aise avec la lecture des GPS et des cheminements sur un portable, et il y a encore en France de nombreux endroits sans connexion Internet. De ce fait, vous pouvez trouver sur Amazon un livre qui traite de ce parcours. Cliquez sur le titre du livre pour ouvrir Amazon.

Le Chemin de Compostelle en France. IVB. De Genève au Puy-en-Velay par la Variante de Gillonay (Via Adresca)

Si vous ne voulez que consulter les logements de l’étape, allez directement au bas de la page.

Le Haut Vivarais, en bordure du Massif Central, est une juxtaposition de petits plateaux d’altitude moyenne et de collines qui peuvent monter jusqu’à près de 800 mètres au-dessus de la mer. Comme la structure de base du Massif central est le granite, avec des coulées de basaltes volcaniques, on trouve ici surtout des granites, mais aussi des gneiss, produits de transition du granite. On ne verra ces jours prochains que poindre à l’horizon les volcans d’Ardèche qui se dessinent sur la ligne d’horizon qui va vers la Haute-Loire. Nous marchons ces jours, et pour dire aussi sur la grande partie de la Via Adresca en “Ardèche Plein Cœur”, qui désigne la partie moyenne du département, qui n’est ni au nord, ni au sud. Nous en avons traversé une partie hier, car cette région s’étend de la Vallée du Rhône, à St Péray, jusque vers le Mont Mézenc, à la limite de la Haute Loire, à l’autre extrémité. C’est en fait une sorte de haut plateau, entaillé par des rivières profondes, au nord comme au sud, mais aussi souvent d’un plateau à l’autre.

Ici, les prairies, rarement les vergers, côtoient les pins, les hêtres, les chênes, et surtout les châtaigniers, passant souvent des reliefs les plus doux aux pentes très abruptes. Vous allez croiser des milliers de châtaigniers, certains plusieurs fois centenaires, plus majestueux les uns que les autres. Et dire que cette merveille a connu un déclin. Aujourd’hui, on prétend qu’on est reparti comme au bon vieux temps où l’arbre recouvrait tout le pays. Du moins, la Châtaigne ardéchoise est maintenant devenue une AOC. Longue vie aux castanéiculteurs !

 

Aujourd’hui, la Via Adresca, le chemin de Compostelle se confond avec le GR42/420. Dès lors, vous pouvez à l’aise aujourd’hui vous fier aux marques rouge et blanc des GR ou alors à la coquille de Compostelle. Mais juste un conseil : suivez toujours plutôt les coquilles car de jour en jour, ici les chemins divergent souvent. Vous achèverez la journée dans un havre de bonheur, le village de Chalencon, perché sur la colline, où règne la paix, où il fait bon respirer les vielles pierres dans l’ombre des venelles tortueuses.

Difficulté du parcours : Les dénivelés (+610 mètres/-530 mètres) sont assez conséquents pour une étape de 20 kilomètres. C’est encore une étape casse-pattes, comme généralement dans le Vivarais, mais cela fait partie des plaisirs de la marche dans ces régions. Il y d’abord une montée continue jusqu’à l’Herbasse, puis une longue descente dans la forêt vers Savinas. De là, il faut descendre au fond du vallon pour remonter à Vernoux-en-Vivarais, le gros bourg de la région localisé sur un plateau. Puis, ce sont à nouveau les montagnes russes pour grimper jusqu’à Chalencon, perché sur la colline.

Aujourd’hui l’avantage est aux chemins sur les routes :

  • Goudron : 7.3 km
  • Chemins : 12.9 km