13: Tence à Queyrières

En route pour les “sucs” du Meygal

 

DIDIER HEUMANN, ANDREAS PAPASAVVAS

 

Nous avons divisé l’itinéraire en plusieurs sections, pour faciliter la visibilité. Pour chaque tronçon, les cartes donnent l’itinéraire, les pentes trouvées sur l’itinéraire et l’état du GR65. Les itinéraires ont été conçus sur la plateforme “Wikilocs”. Aujourd’hui, il n’est plus nécessaire d’avoir des cartes détaillées dans votre poche ou votre sac. Si vous avez un téléphone mobile ou une tablette, vous pouvez facilement suivre l’itinéraire en direct. Pour ce chemin, voici le lien:

https://fr.wikiloc.com/itineraires-randonnee/de-la-papeterie-a-queyrieres-par-le-gr65-74223018

Si vous ne voulez que consulter les logements de l’étape, allez directement au bas de la page.

Aujourd’hui, le parcours est un voyage au milieu des “sucs”, ces étranges dômes volcaniques éteints depuis fort longtemps, uniques en Europe. Avec leur forme en pain de sucre, ils jaillissent de terre au milieu des grands espaces. Vers la fin de l’ère tertiaire. Il y plus de 10 millions d’années, quand Héphaïstos (Vulcain à Rome), qui régnait dans les entrailles en feu de la terre, cessa de jouer aux billes, la formation des Alpes fit se soulever le vieux socle granitique. Des failles s’ouvrirent alors et le magma remonta à la surface pour se figer en surface.

Il y a souvent confusion dans le grand public entre basaltes et granites. Mais, en fait c’est le même matériel. Tout cela dépend d’où se forme la roche. Si le magma se solidifie à l’intérieur, les cristaux sous l’effet des fortes pressions et de la température élevée se recristallisent donnant surtout des granites, qui peuvent aussi remonter à la surface, comme dans les Alpes par exemple. Mais, si le magma fluide se solidifie en surface, c’est alors plutôt de la lave, du basalte en fait. Le magma contient une grande quantité de gaz dissous. Au cours du temps, le gaz se sépare du magma à cause de la pression croissante. Le gaz entraine avec lui le magma, c’est l’éruption. Cette mise sous pression fait gonfler le volcan et entraîne de petits séismes. Le magma remonte par la cheminée principale et il se dégaze. Lorsque la lave atteint la surface, c’est le début de l’éruption. En cas d’éruption explosive elle va s’accumuler au niveau du cône formant un bouchon qui quand il explosera, entraînera des panaches volcaniques et des nuées ardentes. En cas d’éruption effusive la lave fluide s’écoule sur les flancs du volcan.

Les “sucs”, sont des volcans mettant en jeu un magma visqueux, plutôt peu riche en gaz. Comme il y a peu de gaz présent, il n’y a pas explosion et formation de cratère comme dans les volcans traditionnels. La lave coule doucement et se solidifie presque instantanément. Alors, les volcans forment plutôt de douces collines, des dômes. Avec le temps, ces formations se sont érodées et les arbres ont poussé progressivement sur les flancs. Voici, pour information, un petit schéma montant la position géographique des “sucs”, dans la région.

L’étape du jour est dans le Meygal, cette grande région montagneuse du Massif Central, située en Haute-Loire. Le Meygal, c’est le cœur du Velay. Son point culminant est le suc de Testavoyre, à 1436 m d’altitude. Pour les randonneurs d’hiver, c’est aussi une station de ski de fond, qui appartient à la commune de Queyrières, où nous ferons étape. Ce massif volcanique auvergnat génère encore et toujours une atmosphère étrange, secrète. Comme nous approchons du Velay, les belles maisons de pierre ici font de plus en plus appel aux pierres volcaniques et remplacent progressivement les granites.

Difficulté du parcours: Les dénivelés (+705 mètres/-394 mètres) sont assez prononcés pour une étape de 21 kilomètres. Mais, ce n’est pas une étape difficile, même si ce n’est qu’une montée presque ininterrompue jusqu’à Raffy. Mais, les pentes de 15% sont assez discrètes et il y a souvent des replats bienfaiteurs. Ce n’est qu’aux environs de Raffy, au sommet de la forêt que les pentes sont plus marquées, autant en montée qu’en descente.

Dans l’étape du jour, les chemins ont petit avantage sur les routes:

  • Goudron: 9.7 km
  • Chemins: 11.3 km

Parfois, pour des raisons de logistique ou de possibilités de logement, ces étapes mélangent des parcours opérés des jours différents, ayant passé plusieurs fois sur ces parcours. Dès lors, les ciels, la pluie, ou les saisons peuvent varier. Mais, généralement ce n’est pas le cas, et en fait cela ne change rien à la description du parcours.

Il est très difficile de spécifier avec certitude les pentes des itinéraires, quel que soit le système que vous utilisez.

Pour les “vrais dénivelés”, relisez la notice sur le kilométrage sur la page d’accueil.

Voici un exemple de ce que vous trouverez. Il suffit de prendre en compte la couleur pour comprendre ce qu’elle signifie. Les couleurs claires (bleu et vert) indiquent des pentes modestes de moins de 10%. Les couleurs vives (rouge et brun foncé) présentent des pentes abruptes, le brun dépassant 15%. Les pentes les plus sévères, supérieures à 20-25%, très rarement plus, sont marquées de noir.

 

Section 1: En passant par Tence.

 

Aperçu général des difficultés du parcours: quelques belles pentes tout de même.

Le GR65 quitte la Papeterie en longeant le Lignon, une belle et capricieuse rivière qui sillonne toute cette région, entre Haute-Loire et Ardèche.
Il ne traverse pas la rivière et une route monte sur la colline dans les prés et les maigres cultures.
Cependant au sommet de la colline, les céréales s’épanouissent.
La route redescend alors vers Tence en passant par Les Salettes.
A l’entrée de Tence, là ou courent les ruisseaux dans un parc au bas de la cité, il faut être très attentif, ne pas considérer les marques trompeuses des GR, car sinon vous allez vous embarquer sur le GR430 qui arrive ici.

Vous devez donc impérativement vous diriger vers la cité pour la traverser.

Le GR65 monte vers la cité dans les anciens murs de fortification de la ville.
Tence regroupe 3’000 habitants. L’église St Martin trône sur une grande place au milieu de vielles maisons en pierres taillées. Il y a même un temple protestant dans la cité, l’Ardèche protestante n’étant pas loin d’ici.
Il y a de jolies places bien aménagées, près de la mairie, du monument aux morts ou de la Chapelle des Pénitents.
La chapelle des Pénitents et se trouve au sommet de la place du Chatiague. Elle fut édifiée au début du XVIIIème siècle par la confrérie laïque des Pénitents du Saint-Sacrement. Cette chapelle est intégrée dans les processions de la Semaine Sainte et de la Fête-Dieu.

L’organisation de la cité est à étages. De la chapelle, le GR65 descend au centre de la cité. De petites ruelles desservent le vieux village où sont regroupés les commerces.
Le GR65 ressort de Tence de l’autre côté de la colline, au bas de la cité en passant sous ce qui reste des murailles de l’ancienne cité. Aujourd’hui, depuis ici, il n’y a plus de problème de direction, le GR65 et le GR430 étant communs jusqu’au bout de l‘étape, et même presque jusqu’au Puy-en-Velay, avec quelques détails près. Oui, encore!
Il traverse brièvement un bijou de petit parc où trônent des érables qui défient le temps.
Dans le parc, une passerelle permet de traverser le Lignon, qui coule calme ici. On voit encore comment la cité est belle, uniforme avec ses maisons de pierre grises.
Le GR65 quitte le parc d’agrément sous les grands marronniers et les peupliers.
Le GR65 rejoint alors une petite départementale assez circulante. Il faut marcher ici près d’un demi kilomètre sur le bas-côté de la route jusqu’à un rond-point, à la sortie de la cité.

Ici, le GR65 quitte la route principale pour s’engager sur une petite route désossée qui monte dans des lotissements récents. Ici, la pente est à près de 15%.
La route se rapproche progressivement de la forêt.
A l’entrée de la forêt, le GR65 quitte la route pour un chemin de terre, et la pente se fait moins sévère.
Le chemin traverse alors une forêt en tout point belle et reposante, dans les sapinières. La Haute-Loire est la seule région traversée par le Chemin de Compostelle, où les sapins blancs et les énormes Douglas ont pris le dessus sur les épicéas, qui se font discrets au possible, voire presque inexistants.

Section 2: Balade dans les petits fruits, les prés, et les bosquets.

 

Aperçu général des difficultés du parcours: quelques belles pentes tout de même.

Peu après, le chemin redescend en pente très soutenue la colline au profond de la sapinière…
…pour aller traverser au bas le discret ruisseau de Joux.
Depuis le ruisseau, le chemin remonte en pente douce sous les érables.
Peu après, le GR65 rejoint la route départementale. Mais, ici il ne suit pas la départementale et s’en va sur une petite route secondaire vers Pouzols. On annonce la présence de petits fruits dans la région.
La route monte doucement pendant presque un kilomètre dans les érables, les frênes et les pins.
Au sommet de la montée, une modeste croix de bois, est plantée sous les arbres.
Là, le GR565 fait encore quelques pas sur la route en direction du hameau des Gouttes, avant de bifurquer et de monter dans les prés le long de la lisière d’un bois de sapins et de Douglas.

Dans un proche horizon, on voit déjà poindre les “sucs”, ces petits reliquats de volcans boisés, si caractéristiques du Velay.

Le GR65 pénètre alors un moment dans la forêt.
Le chemin ne reste pas longtemps dans la sapinière. Le pays s’ouvre alors à nouveau sur la campagne bucolique.
Puis, il va traverser une région qui s’est spécialisée dans la production des petits fruits. A notre passage, il ne restait plus que des myrtilles et des groseilles.
Le chemin se balade un peu le long des tunnels de culture sous les frênes et les érables.
Le chemin passe bientôt au village de Pouzols et ses belles maisons en pierres de taille jointoyées à la chaux. L’eau croupit dans le vieux lavoir, mais elle coule, fraîche, à la fontaine.
C’est ici que sont localisés les marchands de fruits rouges.
Une petite route quitte alors le village…
… avant qu’un chemin herbeux ne prenne le relais dans une descente soutenue, d’abord dans les petits fruits, puis dans les herbes folles et les petits érables.
Plus bas, l’espace s’ouvre au milieu des genêts, et le chemin rejoint une petite plaine.
Là, le GR65 rejoint une petite route qui se promène sous les sapins et les érables.
Peu après, à l’orée du village des Moulins, la route traverse le ruisseau de Mousse, où coule un filet d’eau.
Dans ces petits villages et hameaux, il n’y a aucune structure où trouver à se restaurer. Ici, un grand frêne trône, seigneurial, dans les prés.
A la sortie du hameau, le GR65 monte en pente soutenue d’abord sur la route…
…puis sur un chemin de terre vers un réservoir.
Puis, le chemin redescend de la colline. Ici, ce ne sont plus des forêts, comme plus haut, mais de petits bosquets où s’épanouissent des frênes, des épicéas, et des érables jusqu’à ne plus pouvoir les compter. Les sapins blancs ont grandement disparu.

Section 3: St Jeures, un beau village de pierre sur la colline.

 

Aperçu général des difficultés du parcours: montagnes russes sans trop de difficulté.

Puis la pente s’adoucit, et le chemin passe dans les prés dans un magnifique paysage, où se dessinent tout autour de petites forêts, avec ci et là une maison de pierre.

Le chemin traverse une route et continue dans la grande clairière. Les jours ne se ressemblent pas sur le Chemin de Compostelle. Hier, il fallait affronter les cailloux du chemin. Aujourd’hui, il n’y en a pas, ou presque.
Le chemin remonte alors sur la colline. Parfois, le chemin hésite entre la franche campagne et le sous-bois.
Un peu plus haut, on se croirait dans le Sud-Ouest, avec ses élevages de canards et ses silos à maïs. Mais la Haute-Loire n’est pas connue pour le foie gras. Sans doute élève-t-on ici de la volaille.

Chemin faisant, le chemin passe devant la grande et magnifique Croix de Couvet, qui prie dans le ciel.

Puis, on voit poindre le village de St Jeures. Le chemin se rapproche alors rapidement en pente douce du cimetière au bas du village. Ici, on voit un peu plus de cultures, du maïs surtout.
Le chemin rejoint alors une petite route au niveau du cimetière et monte en pente très soutenue, entre de hauts murs de pierre maçonnés, vers le centre du village.
Au centre du village, sur une grande place, repose l’église, une ancienne chapelle romane du XIIème siècle, en pierres volcaniques, remaniée au XVème, puis au XVIIème siècle. L’intérieur est d’une très grande sobriété.
Le GR65 traverse le beau village, tout fait de maisons en pierres volcaniques de toutes les couleurs.
Depuis le village, le GR65 suit un peu la départementale, un axe peu fréquenté ici.
Il reste sur la route jusqu’au lieudit La Croix de Pierre.
Un chemin descend alors quelques centaines de mètres dans une pente assez soutenue. Le paysage est à nouveau très bucolique ici, au milieu des prés et des petits bosquets, où au milieu des feuillus on retrouve les épicéas et les grands sapins blancs.
Puis, le chemin remonte dans les maïs et les sous-bois d’érables. On se rapproche peu à peu des “sucs”. Ici émerge le Suc d’Achon.
Sur le chemin se niche une belle fontaine dissimulée sous les érables et les frênes.
Peu après, le chemin passe de l’autre côté de la départementale au niveau des quelques maisons en pierre de La Rochette.

Section 4: En route pour les “sucs” et les sapinières.

 

Aperçu général des difficultés du parcours: pentes un peu plus prononcées du côté d’Areules.

Un large chemin de terre descend alors en pente douce le flanc de la colline, longeant les haies de feuillus.
Durant la descente, se détachent maintenant nettement sur votre droite le Suc d’Achon et plus loin le Suc d’Ollières. Ces “sucs” ne sont jamais à une haute altitude, la plupart étant à 1’100 m d’altitude. C’est comme si l’érosion avait été uniforme dans toute la région.
Ici, les frênes prennent parfois le dessus sur les érables. Bientôt on aperçoit le village d’Araules de l’autre côté du vallon, niché sous le Suc du Clarel, un “suc” plus étalé et moins arrondi que les autres.
Plus bas, le goudron remplace la terre battue. Devant vous se dresse le Suc de Besset.
La petite route rejoint la départementale au fond du vallon.
Elle traverse alors un pont jeté sur l’Auze.
Le GR65 suit alors quelques centaines de mètres la route, passe devant une station d’épuration, où de larges pales brassent la boue.
La route commence alors à monter vers Araules.
Puis un chemin bordé de frênes et d’érables monte dans la végétation au village. La montée est raide, à près de 15%, mais elle n’est pas longue.
Le chemin arrive alors au centre d’Araules, au pied d’un “suc”. C’est encore un beau village, uniforme, avec ses maisons faites pour résister au temps dans leurs pierres volcaniques. Ici, on est à près de 1’000 mètres d’altitude et le climat est rude en hiver. On pratique du ski de fond dans la région.
A la sortie du village, un chemin descend en pente soutenue vers un petit affluent de l’Auze.
Ici, la végétation est luxuriante dans la charmille, les frênes et les érables. Il n’y a que peu ou pas de chênes dans la région.
Le chemin remonte du ruisseau aussi sec qu’il y est descendu, d’abord dans les herbes hautes, puis dans le sous-bois sur un champ de galets, les rares cailloux sérieux sur le chemin durant la journée.
Peu après, le chemin croise une petite route transversale.
Puis, il traverse longuement les hauts pâturages, en pente douce, frôlant sur sa gauche le Suc de Besset.
A l’horizon se dresse le Suc de Testavoyre, le plus élevé de la chaîne du Meygal, culminant à 1407 mètre de hauteur.
Plus loin, les érables et les frênes reviennent progressivement dans le décor.
Bientôt, après une croix taillée dans le granite brut, le chemin rejoint une départementale à l’entrée du village de Pialevialles.

Section 5: Dans les “sucs” du Meygal.

 

Aperçu général des difficultés du parcours: c’est à partir de Pialevialles que les pentes sont plus prononcées, en montée comme en descente, souvent à près de 15%.

Ici passe la D18, que nous avons parfois suivie depuis Tence et qui va vers le domaine nordique du Meygal, puis qui passe à Queyrières.
Pour sa part, le GR65 entre dans le village. Ici, nous sommés à 1’100 mètres d’altitude et le GR65 va encore monter de près de 200 mètres.
Le village est très étendu, sur une petite plaine. Les maisons sont toutes remarquables. Ici, la pierre volcanique est devenue la base de ces constructions de pierre scellées. Dans ce type de roches, il n’y a pas que le basalte noir, mais aussi des dacites ou des trachytes plus claires.
A la sortie du village, le GR65 quitte la petite route et emprunte un chemin qui commence à monter sérieusement dans le sous-bois.
Ici, la pente va rapidement avoisiner les 15% et pendant un bon kilomètre. Le chemin est étroit, parfois caillouteux, dans les arbres chétifs, où on retrouve surtout les frênes et les érables.
La nature est sauvage à souhait, avec parfois un mur fait de grossières pierres volcaniques. Dans une trouée, on voit le Suc de Testavoyre se détacher à l’horizon.
Bientôt, le chemin va sortir de la végétation grandement alpine. On voit ici de véritables champs d’épilobes roses.
Le chemin retrouve la départementale qui passe juste au-dessus. Le GR65 va alors suivre la route dans la sapinière de la grande forêt du Meygal.
Le GR65 suit alors quelques centaines de mètres la route. Plus haut, la pente devient plus douce. Ici, on trouve ces Douglas, des sapins blancs et des épicéas. Les feuillus se sont estompés.
Il faut être attentif sur le parcours, car bientôt un chemin quitte la route qui monte dans les conifères, toujours aussi droits, aussi bien rangés.
Si vous ratez la bifurcation, très discrète, ce n’est pas dramatique car vous retrouverez le chemin plus haut. Mais c’est toujours plus agréable d’avancer dans un beau chemin que sur la route.
Plus haut, le chemin traverse une petite route secondaire. Nous avons atteint le domaine nordique du Meygal.
Au lieudit 4 Routes, le chemin s’éloigne de l’axe routier pour remonter dans la forêt dense. Il y a encore une petite pente marquée par ici, mais cela ne dure pas.
Puis, le chemin sort de la forêt dans les genêts, les églantiers, les buis et les hautes herbes. Il passe alors au lieudit La Banque, où il n’y pas de guichet pour sa carte de crédit.
Encore quelques centaines de mètres dans la végétation haute, et le chemin passe à Raffy, le toit de l‘étape. A 1’300 mètres d’altitude, le point le plus élevé de la Via Gebennensis.

A Raffy ne passent pas moins de 3 GR. Il y a d’abord la grande boucle du GR40 qui fait la grande tournée des volcans du Velay. Il y a aussi le GR430, le Chemin de St Régis, qui vise le même objectif, dans une boucle plus intérieure, et le GR65. Ces deux-là, vous en êtes plus familiers.

D’ici, de ces belles maisons de pierre, la vue est incroyable sur la cuvette du Puy-en-Velay, dominée toujours par de nombreux “sucs”. Devant soi, on trouve le suc de la Mézère près de Queyrières, et plus loin le suc de Chiroux.
Depuis Raffy, le GR65 descend sur une petite route jusqu’à une bifurcation. Ne partez pas sur le GR40, sauf si vous voulez aller voir de plus près d’autres “sucs”. Notre chemin reste toujours le GR65, qui avance conjointement avec le GR430, le Chemin de St Régis. Le GR65 va descendre ici pendant plus d’un kilomètre en pente soutenue, entre 10% et 15%.
Ici, un chemin dans l’herbe permet de rejoindre la départementale en-dessous.
Il suit pendant plusieurs centaines de mètres la route. Chemin faisant, l’eau fraîche coule à la fontaine.
Le GR65 suit la route jusqu’à apercevoir bientôt le village de Queyrières blotti au milieu des “sucs”.
Alors, le GR65 quitte la route pour un chemin qui descend dans la forêt.
Quand le pays s’ouvre, on se rapproche à nouveau plus près des “sucs”.
C’est un petit chemin qui descend en pente le long de la sapinière, sous les érables et les frênes, dans les herbes hautes.
Au bas de la descente dans le sous-bois, la pente se fait douce et le GR65 arrive près de Queyrières sur une petite route goudronnée.
Queyrières est le point de ralliement majeur du Meygal.
Le magnifique village de pierre avec ses toits de lauzes est adossé à un rocher, un peu à l’écart de la route.
Les pierres basaltiques éclatent de tout leur éclat dans ce magnifique et paisible hameau.

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