08 : Les Nonières-St Agrève

St Agrève, dit “Le balcon des Cévennes”

 

DIDIER HEUMANN, ANDREAS PAPASAVVAS

 

Nous avons divisé l’itinéraire en plusieurs sections, pour faciliter la visibilité. Pour chaque tronçon, les cartes donnent l’itinéraire, les pentes trouvées sur l’itinéraire et l’état du GR65. Les itinéraires ont été conçus sur la plateforme “Wikilocs”. Aujourd’hui, il n’est plus nécessaire d’avoir des cartes détaillées dans votre poche ou votre sac. Si vous avez un téléphone mobile ou une tablette, vous pouvez facilement suivre l’itinéraire en direct. Pour ce chemin, voici le lien:

https://fr.wikiloc.com/itineraires-randonnee/des-nonieres-a-st-agreve-par-la-via-gebennensis-adresca-32985268

Si vous ne voulez que consulter les logements de l’étape, allez directement au bas de la page.

Aujourd’hui, c’est une très longue montée, le plus souvent en forêt, sur le grand plateau de St Agrève, s’élevant à plus de 1 000 mètres d’altitude, un plateau rural de moyenne montagne, avec aussi des collines. Là-haut ne poussent que rarement les châtaigniers, et au milieu des hêtres et des épicéas paissent les vaches, les chevaux et les moutons, à la limite des clairières des forêts et des prés. Ici, l’hiver est assez rude, dit-on, quand souffle la “burle“, un vent froid. Le plateau de Saint-Agrève est un socle de granite qui a été soulevé et érodé avec les siècles. Il appartient au Massif Central, comme son partenaire proche, le Velay. Toute cette région est faite de granit, mais aussi de roches dérivées, transformées, telles que les gneiss ou les schistes. Et comme Héphaïstos a aussi joué aux billes ici, on y voit aussi des basaltes magmatiques. En face de St Agrève, à l’horizon se dessine la montagne ardéchoise, pays de petits lacs et de volcans éteints, faisant limite avec la Haute-Loire. On appelle ces structures en mamelons des “sucs” (voir étape 1 de la Via Podiensis ; du Puy-en-Velay à St Privat d’Allier). Le Gerbier de Jonc, où se trouve la source de la Loire, vous le verrez poindre sur la ligne d’horizon tout au long de l’étape. L’autre célébrité de la région est le Mont Mézenc. Nous ne passerons pas dans ces régions sur le chemin, mais de nombreux randonneurs y vont, d’autant plus que ces merveilles de la nature sont atteignables en voiture. Aujourd’hui, on se rapproche progressivement de l’extrémité de l’Ardèche, à St Agrève, appelé aussi “balcon des Cévennes”, car les montagnes ardéchoises à l’horizon sont en fait la barrière des Cévennes, en arrière de la crête, au sud. Mais pour aller se dorer au balcon, disons-le franchement, la montée est parfois assez pénible.

Ici, encore la Via Gebennensis/Adresca entre en compétition avec le GR420. Ce dernier se sépare de la Via Adresca dès le départ, rejoint Le Chelylard sur l’Eyrieux, Là, il part à la visite de la Montagne Ardéchoise. Mais une variante, le GR420A remonte vers St Agrève.  Si vous aimez l’exercice vous pouvez aussi suivre ce chemin jusqu’à St Agrève, un chemin nettement plus long et plus casse-pattes.  Pour notre part, nous resterons sur la Via Adresca.

Difficulté du parcours: Mais, soyons franc, le nôtre est déjà suffisamment casse-pattes. Les dénivelés (+677 mètres/-316 mètres) sont très prononcés pour une étape si brève. La montée au-dessus des Nonières est très sévère jusqu’à rejoindre la forêt de St Lager, où le chemin prend un peu de repos. Succèdent alors des montagnes russes dans les bois, puis une montée continue vers le Pouzat. Sur tout ce parcours, les pentes souvent dépassent les 10-15%. A partir du Pouzat, c’est presque les vacances sur l’approche du plateau de St Agrève. Enfin, les vacances, c’est une manière de dire, car les pentes sévères apparaissent parfois, autant en montée qu’en descente.

 

Dans cette étape, vous marcherez autant sur les routes goudronnées que sur les chemins :

  • Goudron: 8.2 km
  • Chemins: 9.0 km

Parfois, pour des raisons de logistique ou de possibilités de logement, ces étapes mélangent des parcours opérés des jours différents, ayant passé plusieurs fois sur ces parcours. Dès lors, les ciels, la pluie, ou les saisons peuvent varier. Mais, généralement ce n’est pas le cas, et en fait cela ne change rien à la description du parcours.

Il est très difficile de spécifier avec certitude les pentes des itinéraires, quel que soit le système que vous utilisez.

Pour les “vrais dénivelés”, relisez la notice sur le kilométrage sur la page d’accueil.

Voici un exemple de ce que vous trouverez. Il suffit de prendre en compte la couleur pour comprendre ce qu’elle signifie. Les couleurs claires (bleu et vert) indiquent des pentes modestes de moins de 10%. Les couleurs vives (rouge et brun foncé) présentent des pentes abruptes, le brun dépassant 15%. Les pentes les plus sévères, supérieures à 20-25%, très rarement plus, sont marquées de noir.

Section 1: Rude montée au-dessus des Nonières.

 

Aperçu général des difficultés du parcours: montée sévère, souvent à plus de 15% jusqu’au plateau de St Lager; puis parcours casse-pattes dans la forêt.

Soyez attentif ici, car le GR420 passe dans le village. Mais, ce n’est pas notre route aujourd’hui. La Via Adresca, toujours marquée de la coquille, sort sur le haut des Nonières, et rapidement un chemin monte dans les prés.
Le chemin monte alors, raide, au-dessus du village, pour rejoindre la départementale D21 qui passe bien au-dessus du village. Par endroits, la pente dépasse allègrement les 15%, dans un chemin tellement brûlé qu’on dirait de la steppe.
Mais, la montée est loin d’être achevée. Après avoir traversé la route, le chemin monte dans les prés, sur une pente qu’on dira très sévère. Ici, la difficulté est aussi que le chemin peut ne pas être marqué dans les foins. Il faut donc viser le pylône sous la forêt. Le chemin passe à côté. Quand on se balade sur le Chemin de Compostelle, on adopte parfois la tactique des Sioux, à savoir suivre l’herbe foulée ou les traces de pas sur les pistes.
Puis, il faut viser le deuxième pylône. En dessous, Les Nonières vont bientôt disparaître du regard.
Bientôt, la pente devient plus douce et le chemin rejoint une petite route goudronnée dans la Serre de St Lager, sur un petit haut plateau. Ici, nous sommes à une altitude d’environ 900 mètres. Nous avons pris près de 250 mètres de dénivelé depuis Les Nonières, pour vous dire que la sueur est justifiée ici.
La route alors somnole, oscille un peu, entre prés et forêt vers les quelques maisons de St Lager.
Puis, un chemin prend le relais, qui descend de manière casse-pattes, avec des oscillations, dans la Serre de St Lager, une forêt mixte de pins et d’épicéas, avec des feuillus, surtout des chênes, des hêtres et de érables. Les châtaigniers semblent avoir fondu ici, comme neige au soleil.

Sur le chemin, le regard se pose sur l’autre côté de la vallée. On y voit une succession de petites routes en lacets, qui mènent à des impasses, quelques maisons perdues dans une clairière au milieu des forêts. Tout là-haut, près des éoliennes, on y passera tout à l’heure, près du Pouzat. Cela va faire deux jours qu’on les aperçoit, ces éoliennes!

Section 2: En montée constante dans la forêt.

 

Aperçu général des difficultés du parcours: montée continue sur le Pouzat, avec parfois des tronçons à plus de 15%; aux Baraques, nous serons au point le plus élevé de l’étape, à 1125 mètres.

La Via Adresca va monter en continu jusqu’au Pouzat, avec souvent des pentes entre 10% et 15%, rarement plus, mais aussi avec des replats. Il faut alors suivre la route qui monte dans les épicéas, les pins et les grands sapins de Douglas, serrés les uns contre les autres, droits comme des militaires dans un défilé de parade. La forêt est dense sur un sol presque rouge.
Un peu plus haut, la Via Adresca quitte la route pour un chemin qui s’en va dans la Forêt de la Blache. Le chemin traverse d’abord une zone où les conifères n’ont plus qu’un toupet de verdure au sommet de leurs troncs décharnés, tant la forêt ne voit plus la lumière.
Mais, les forêts changent, on ne sait jamais comment et pourquoi. Plus haut, la forêt est à nouveau très belle, agréable, reposante, au milieu des conifères.
Parfois le chemin se resserre un peu sur la terre brun sombre. Les pins et les épicéas mènent la danse et les feuillus n’ont guère droit au chapitre ici.
Puis arrive un petit replat et le paysage s’ouvre encore sur des collines boisées qui vont de plus en plus loin. On voit alors, à l’horizon, pour la première apparaître le Gerbier de Jonc, et le Mézenc, les volcans ardéchois, trônant entre le Velay de la Haute Loire et le Vivarais de l’Ardèche. On ne va presque plus les quitter des yeux jusqu’à St Agrève. Ici, on voit même des merisiers, des cerisiers sauvages en fait, qui ont dû arriver ici par les hasards des vents.
Le chemin suit alors la crête. La promenade est toujours aussi agréable dans les conifères et les genêts, même si d’une manière générale, le chemin monte toujours, mais ici on voit moins la pente.

Bientôt apparaît Le Pouzat, sous les éoliennes, que l’on a aperçues il y a maintenant plus de deux jours. Il faut bien se rendre compte que le Haut Vivarais, à vol d’oiseau semble n’être qu’un grand plateau. Mais en réalité, il est fortement entrecoupé de vallons, où on ne fait que descende, puis remonter.

Le chemin passe devant une chapelle et un cimetière sur une petite colline. L’histoire de l’Ardèche est très liée aux querelles passées entre les catholiques et les protestants. Les légendes courent sur de nombreuses chapelles comme celle-ci, avec des sources d’eau miraculeuses capables de guérir tous les maux.
La Via Adresca rejoint alors la départementale D21 au milieu du village, axe qu’elle va suivre sur près d’un kilomètre. La circulation est dérisoire ici. Ce n’est pas l’axe qui va vers les volcans ardéchois, ni l’axe qui va de Valence au Puy-en-Velay.
La route monte jusqu’aux Baraques, le point le plus haut de l’étape, à plus de1’100 mètres. Là, la Via Adresca quitte la D21 qu’elle retrouvera à St Agrève. Elle part sur une petite route, le Chemin des Ambalès.
La route s’en va à plat, puis en légère descente, au milieu des épicéas, des sapins bancs et des sapins de Douglas, toutes espèces qui préfèrent les altitudes assez élevées. Les châtaigniers n’aiment pas les hauteurs. Quelques centaines de mètres plus loin, un chemin prend le relais, direction Les Boudouilles.

Derrière les genêts et les prés bourdonnent les éoliennes dans le vent. Ces monuments de l’histoire des hommes dépareillent-ils vraiment le paysage ? Dans certains sites, ils sont même parfois élégants, comme de vrais oiseaux qui sillonnent le ciel de leurs pales.

Section 3: En passant chez les protestants ardéchois.

 

Aperçu général des difficultés du parcours: parcours sans difficulté, le plus souvent en descente assez légère.

Le chemin passe bientôt devant une belle demeure de pierres taillées, puis s’enfonce à nouveau dans la forêt.
Ici, la forêt est toujours belle, le chemin agréable sur un sol qui est presque du sable, gris ou ocre, au milieu des épicéas, avec parfois une petite clairière.
Parfois les sapins de Douglas, sans doute plantés vers le milieu du siècle passé comme plus avant sur le chemin et de grands hêtres font des haies d’honneur. Vous vous sentez comme un nain au milieu de ces géants.
Le chemin sort alors dans une clairière bucolique à souhait. Les petits points que font le Gerbier de Jonc et le Mont Mézenc à l’horizon ont-ils vraiment grossi depuis tout à l’heure? Pas vraiment, non?
Le chemin arrive au bout du petit plateau, passe près d’un lieudit Le Riou Frey, où coule le petit ruisseau d’Aygueneyre que l’on devine à peine, et monte sur une butte.
Le chemin rejoint une petite route qui se dirige vers le village de Beauvert.
La route passe alors St Jean-Roure, dit aussi Beauvert. C’est un petit village fait de maisons en pierres de taille.
Le sobre temple parle pour un village protestant, car il n’y a pas d’église ici. L’Ardèche a connu, comme en France d’ailleurs, le retour en grâce des protestants, longtemps humiliés, à la fin du XIXème siècle. Dès lors, tous les temples sont jeunes. C’est le premier village qui semble avant tout protestant. Combien sont-ils encore aujourd’hui à se rattacher à cette confession, quand on sait qu’aujourd’hui seulement 5% des catholiques vont encore à la messe?
Depuis Beauvert, la via Adresca se confond avec le GR420A, alors vous verrez aussi les signes rouge et blanc du GR. Une route assez désossée sort du village, passe près du cimetière, qui est le plus souvent éloigné du temple chez les protestants, et s’en va dans la belle campagne vers la forêt.
A l’orée de la forêt, le chemin de terre réapparaît, les châtaigniers aussi.

Section 4: Montagnes russes entre prés et sous-bois.

Aperçu général des difficultés du parcours: parcours casse-pattes avec quelques pentes marquées; la pente s’accélère à l’amont du Pont du Truchet.

 

Le chemin descend alors, large, dans une belle forêt de feuillus. Les châtaigniers sont majestueux, la plupart greffés, et les conifères ont tendance à se faire discrets.
Sous les grands châtaigniers et les frênes, le chemin passe sur le pont de pierre du Truchet au-dessus du ruisseau d’Aygueneyre, où l’eau coule à peine. Ne dira-t-on jamais assez le charme de ces petites constructions de pierre jetés sur les ruisseaux?
Depuis le pont, un large chemin remonte de l’autre côté du vallon, un chemin qui se transforme un moment en route goudronnée.
En Ardèche, les forêts ne sont jamais semblables. Le sol conditionne les espèces qui y poussent. Ici, c’est retour aux pins et épicéas. Dès qu’un petit chemin permet de sortir d’un axe goudronné, on y va presque à coup sûr. Ce qui est le cas ici.
Un chemin très caillouteux monte alors brièvement dans le sous-bois pour retrouver la même route au-dessus.
La route descend alors dans un petit vallon pour traverser le ruisseau de Riou La Selle qui somnole dans les herbes folles.
Depuis le ruisseau, un chemin, parfois de terre, parfois d’herbe, remonte sur près d’un demi kilomètre sur le flanc de la colline.
Nous sommes toujours au-dessus de 1’000 mètres d’altitude et les conifères dominent le paysage.
En redescendant de la colline, la Via Adresca retrouve le goudron sur une route qui se dirige vers les rares maisons du hameau de La Roche.

Sur le bord de la route se dresse une magnifique maison de granit taillé. Dans ce type de construction, dite “à tenar”, les murs, d’une largeur de plus d’un mètre, sont constitués de deux murs remplis de tout venant. Pour relier les deux murs, on utilise des tenars, de grosses pierres de 1.30 m de long, qui tiennent les deux murs ensemble. Magique!

La Via Adresca reprend alors un chemin qui s’en va dans les sous-bois, où dominent encore les pins et les épicéas. Il y a parfois des rétentions d’eau sur la terre ocre imperméable. Ici, des Aubrac somnolent à l’ombre des pins.
On rencontre de temps à autre de très belles maisons de pierres taillées, dans une nature où il fait bon musarder. Dans la région, le socle est granitique. C’est en fait la suite du Velay, avec du granite et des roches transformées toujours présentes près des massifs granitiques, comme les gneiss ou les schistes.

Section 5: A St Agrève, sur le plateau.

 

Aperçu général des difficultés du parcours: parcours sans difficulté.

Le chemin passe alors à Rilhac où se dresse sous les arbres un très bel hôtel de charme. A partir d’ici, plus de chemins de traverse. On se rapproche de la ville et ce sera la route jusqu’à St Agrève.
La route part à plat dans les prés.

Un peu plus loin, la route arrive à un carrefour, à deux pas de St Agrève. Ici, on retrouve la départementale D21.

La D21 passe bientôt à La Croix de Ribes, la banlieue de St Agrève.
Un peu plus loin, on atteint un carrefour où arrive la départementale D533 que nous avons suivi il y a quelques jours et qui vient de la région de Valence vers St Agrève. Ici, nous entrons dans la cité.
Un petit parc, et la route arrive près du centre hospitalier, à l’entrée de la ville.
St Agrève (2’500 habitants) est la cité la plus importante du Vivarais. Saint-Agrève commence son existence sur le Mont Chiniac, juste au-dessus de la ville, du temps des gaulois, puis des romains. Au début du VIIème siècle, un évêque du Puy, nommé Agrève, évangélise le plateau, ce qui donnera plus tard Saint-Agrève. Au XVIème siècle, le Vivrais est en feu entre protestants et catholiques La ville est grandement rasée par les catholiques. Puis, la ville se développe progressivement en dessous du Mont Chiniac, ce qu’elle est aujourd’hui.

La vie sociale se concentre sur le carrefour et sur la rue qui traverse toute la cité.

Aujourd’hui, catholiques et protestants coexistent. Les deux édifices sont de construction récente. L’église date de la fin du XIXème siècle. Le temple, très austère comme tous les temples protestants en général, est du début du XIXème siècle. Calvin n’aimait pas le fioritures, signes de la décadence du catholicisme.
Il faut monter sur le Mont Chiniac, là où est née la cité. Un château du XIe siècle occupait le site. Il n’en reste pas grand-chose, un pan de mur reliant les vestiges de deux tours. D’ici, on a un point de vue circulaire exceptionnel sur le plateau, les vallées, les monts du Velay et du Vivarais, et même parfois les Alpes, en fonction de la lumière. Un planisphère décrit les principaux volcans sur la ligne de crête. On baptise souvent St Agrève de “balcon des Cévennes”. Certes, le gros du bataillon des Cévennes est plus au sud, mais la ligne de crête est proche de la limite supérieure, les Hautes Cévennes.

Ici, vous faites face au Gerbier de Jonc, que l’on a aperçu une bonne partie de la journée. Ce volcan célèbre, où naît la Loire, est un site classé, le deuxième site le plus visité de l’Ardèche, après les gorges de l’Ardèche. Mais, on y voit aussi, entre autres, le Mont Mézenc, de nombreux petits volcans de la chaîne des Puys, dont le Dèvès, où passe le chemin après Le Puy-en-Velay. C’est aussi ici, au milieu de cette chaîne que passe la ligne de partage des eaux entre la Méditerranée et l’Atlantique.

En dessous des remparts, la Ville Haute descend vers le centre de ville. Ce n’est plus la cité du Moyen-Âge, mais elle n’en demeure pas moins très belle et charmante dans ses maisons de pierre taillée.
C’est à St Agrève que l’immense acteur et metteur en scène, Louis Jouvet, né en 1887, à Crozon, dans le Finistère, passa sa petite enfance, avant de faire sa brillante carrière à Paris. Son père, ingénieur, qui conduisait les travaux de la construction des chemins de fer locaux, eut un grave accident ici qui causa son décès.

La ligne du Velay Express existe toujours, gérée par une association. Elle part d’ici vers la Haute-Loire. Les trains ne circulent pas tous les jours, mais surtout le dimanche.

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